Okiagari koboshi project – Exposition NIKA à Roppongi, Tokyo – septembre 2019
For the Japanese people and the victims of the disaster
with @kenzotakada_official et @salondesbeauxarts

 

J’étais à Fukushima 2 mois avant la catastrophe du 11 mars 2011.
Ce fut un très grand choc et un changement de vie pour ma famille.
Une vie en France plutôt qu’au Japon… des choix difficiles.
J’ai longuement regardé et écouté ma petite poupée avant de la peindre.
Son histoire et la mienne se sont croisées.
J’y ai vu une petite fille à l’image de ma fille.
Elle symbolise l’esprit de la nature, recroquevillée sur elle, résiliante.
Elle serre des plantes apeurées contre elle.
Sur elle, un voile noir symbolise la catastrophe, une vaste nuit tombée sur l’humanité ce jour-là.
Seuls y volent quelques oiseaux errants. Ils brillent, ils sont contaminés.
Elle reste à l’abri et garde précieusement la lumière, les couleurs et la vie autour d’elle.
Elle espère que le voile se lèvera et qu’elle pourra danser à nouveau.